En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies 

La Paroisse

du Christ Ressuscité à TUBIZE

flickr facebook twitter feed
samedi, 02 janvier 2016 22:27

Textes bibliques pour la célébration

Écrit par 
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Voici les textes pour la célébration du baptême dans l'Eglise catholique. Vous pouvez choisir jusqu'à 3 lectures. 

- Si vous voulez choisir seulement une, alors prenez l'évangile de la partie 3 qui sera lu par le prêtre (ou le diacre).
- Si vous voulez choisir 2, alors prenez une lecture de la première partie (Ancien Testament) ou de la deuxième partie  (le Nouveau Testament sans Evangiles) et la deuxième lecture parmi les évangiles (page 3)
- Si vous voulez choisir 3 lectures, alors prenez une lecture dans chaque partie.

 

 1) L’Ancien Testament

L’eau dans le désert
Lecture du livre de l’Exode 17, 3-7
Les fils d’Israël campaient dans le désert, et le peuple avait soif.
Ils récriminèrent contre Moïse :
« Pourquoi nous a-tu fais monter d’Egypte ?
Etait-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? »
Moïse cria vers le Seigneur :
« Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! »
Le Seigneur dit à Moïse :
« Passe devant eux, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël,
prends le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va !
Moi je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb.
Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! »
Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.
Il donna à ce lieu de nom de Massa (c’est-à-dire : Défi)
et Mériba (c’est-à-dire : Accusation), parce que les fils d’Israël avaient accusé le Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis au défi, en disant :
« Le Seigneur est-il vraiment au milieu de nous, ou bien n’y est-il pas ? »

 

(commentaires qui aident à comprendre les textes sont en bleu)

Sans le désert, le peuple doute, récrimine, accuse : « Dieu est-il vraiment au milieu de nous ? »
Mais Moïse croit en la parole... et l’eau jaillit.
Dans ce monde qui doute et qui, parfois, accuse, baptiser un enfant, c’est oser dire : « Le Seigneur est vraiment au milieu de nous. »

 

Le cœur nouveau
Lecture du livre d’Ezekiel 36, 24-28

La parole du Seigneur me fut adressée :
« J’irai vous prendre dans toutes les nations ; je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai sur votre terre.
Je verserai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés. De toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai.
Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’enlèverai votre cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.
Je mettrai en vous mon esprit : alors vous suivrez mes lois, vous observerez mes commandements et vous y serez fidèles.
Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères.
Vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu. »


Aux tribus dispersées, le prophète redit l’espérance : « Un jour viendra... vous serez rassemblés, purifiés ; un jour viendra... et l’Esprit en vous sera votre fidélité. »
Par la mort et la résurrection du Seigneur, les événements à venir sont devenus présents : l’Esprit est répandu sur nous. Et du milieu des nations peut naître le peuple au cœur nouveau, fidèle, comme Dieu lui-même est fidèle.

« Le cœur de pierre, c’est celui de l’incrédulité ; le cœur de chair, c’est un cœur doux et docile, disposé à accueillir les préceptes divins et à les mettre en pratique... ; de cette façon, une terre inculte et déserte deviendra pour ainsi dire un jardin de délices et le paradis de Dieu. »
Saint Jérôme (345-420)

 

Aux sources de la vie
Lecture du livre d’Ezekiel 47, 1-9, 12

Au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme qui me guidait me fit revenir à l’entrée du Temple, et voici : sous le seuil du Temple,
de l’eau jaillissait en direction de l’orient, puisque la façade du Temple était du côté de l’orient.
L’eau descendait du côté droit de la façade du Temple, et passait au sud de l’autel.
L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui regarde vers l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit.

(arrêt de la lecture brève)

L’homme s’éloigna vers l’orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées ;
alors il me fit traverser l’eau :
j’en avais jusqu’au chevilles.
Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau :
j’en avais jusqu’au genoux.
Il mesura encore mille coudées et me fit traverser :
j’en avais jusqu’aux reins.
Il en mesura encore mille :
c’était un torrent que je ne pouvais traverser, car l’eau avait grossi, il aurait fallu nager :
c’était un fleuve infranchissable.
Alors il me dit :
« As-tu vu, fils d’homme ? »
Il m’emmena, puis il me ramena au bord du torrent.
Et, au retour, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre.

(reprise de la lecture brève)

Il me dit :
« Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux.
En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner.
Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.
Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ;
leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas.
Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire.
Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »


Du côté droit du Temple, une source jaillit qui change la mort en vie.
« ... mais le Temple dont Jésus parlait – ajoutera Jean (2, 21) – c ‘était son corps.
Aussi, quand il ressuscita d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l’Ecriture et à la Parole que Jésus avait dite. »
Désormais, ce n’est plus de vision qu’il s’agit ; au cœur de l’Eglise, la source est ouverte et l’Esprit jaillit pour une vie nouvelle.

2) Le Nouveau Testament

Pour une vie nouvelle
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 6, 3-5

Frères,
nous tous, qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés.
Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts.
Car, si nous sommes déjà en communion avec lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons encore par une résurrection qui ressemblera à la sienne.

Le chrétien : image du Christ
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8, 28-32

Frères,
nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour.
Ceux qu’il connaissait par avance, il les a aussi destinés à être l’image de son Fils, pour faire de ce Fils l’aîné d’une multitude de frères.
Ceux qu’il destinait à cette ressemblance, il les a aussi appelés ;
ceux qu’il a appelés, il en a fait des justes ;
et ceux qu’il a justifiés, il leur a donné sa gloire.
Il n’y a rien à dire de plus.
Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
Il n’a pas refus é son propre Fils, il l’a livré pour nous tous :
comment pourrait-il avec lui ne pas nous donner tout ?

 

Nous formons un seul corps
Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12, 12-13

Frères,
prenons une comparaison :
notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ;
et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps.
Il en est ainsi pour le Christ.
Tous, nous avons été baptisés dans l’unique Esprit pour former un seul corps.
Tous, nous avons été désaltérés par l’unique Esprit.

 

Nous sommes tous fils de Dieu
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3, 26-28

Frères,
en Jésus-Christ, vous êtes tous fils de Dieu par la foi.
En effet, vous tous que le baptême a uni au Christ, vous avez revêtu le Christ ;
il n’y a plus ni juif ni païen, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus.

 

 


Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême
Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 4, 1-6

Frères,
je vous encourage à suivre fidèlement l’appel que vous avez reçu de Dieu :
ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ;
ayez à cœur de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix.
Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même, il n’y a qu’un seul Corps et un seul Esprit.
Il n’y a qu‘un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous, et en tous.

 

Nous sommes le peuple de Dieu
Lecture de la première lettre de saint Pierre Apôtre 2, 4-5, 9-10

Frères,
approchez-vous du Seigneur Jésus :
il est la pierre vivante, que les hommes ont éliminé, mais que Dieu a choisie parce qu’il en connaît la valeur.
Vous aussi, soyez les pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel, et vous serez le sacerdoce saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus.
Vous êtes la race choisie, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu vous êtes donc chargés d’annoncer les merveilles de celui qui vous a appelé des ténèbres à son admirable lumière.
Car autrefois vous n’étiez pas son peuple, mais aujourd’hui vous êtes le peuple de Dieu.
Vous étiez privés d ‘amour, mais aujourd’hui Dieu vous a montré son amour.

« Vous voulez être heureux, je le sais, mais ce qui fait le bonheur de l’homme, cela, vous ne voulez pas le chercher.... Pourquoi chercher le mensonge ? ... Voyez où je vous invite, dit le Christ à chacun de nous : à l’amitié du Père et de l’Esprit, à un repas éternel, mon amitié fraternelle ; enfin je vous invite à moi-même, à ma propre vie ? »
Saint Augustin (354-430)

3) Les Evangiles


Le grand commandement
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22, 35-40

Un docteur de la Loi posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve :
« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »
Jésus lui répondit :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute de ton âme et de tout esprit.
Voilà le grand, le premier commandement.
Et voici le second qui lui est semblable :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Tout ce qu’il y a dans l’Ecriture dans la Loi et les prophètes dépend de ces deux commandements. »

 

« La Loi et les prophètes »... Tout au long de son histoire, le peuple de Dieu a appris à y lire l’engagement fidèle de son Dieu.
Avec Jésus, la Loi et les prophètes trouvent leur accomplissement : dans son amour pour le Père et son amour pour nous.
« Vous qui êtes baptisés, ne le savez-vous pas ? C’est dans sa mort à lui que vous l’êtes, pour vivre, comme lui et en lui, d’une vie nouvelle » (Rm 6, 3-4)
« Si tu dis : « J’aime Dieu », quand tu n’aimes pas ton frère, tu mens. Si tu dis : « J’aime mon frère » , en croyant que tu n’aimes pas Dieu, tu te trompes. (...) Tu dis que tu aimes le Christ ? Garde son commandement et aime ton frère.
Ne nous écartons pas de la route : tenons l’unité de l’Eglise, tenons le Christ, tenons la charité. »
Saint Augustin (354-430)

 

Baptisez pour les nations
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 28, 18-20

Au temps de Pâques, Jésus ressuscité adressa ces paroles aux Apôtres :
« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.
Allez donc !
De toutes les nations faites des disciples, Baptisez- les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ;
et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés.
Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Mort pour tous, pour réconcilier avec Dieu les deux peuples (juifs et païens ; cf. Ep 2-16), le Christ en sa résurrection reçoit du Père « tout pouvoir au ciel et sur la terre ».
Comme il fut envoyé, il nous envoie.
Baptiser un petit enfant, c’est dire à tous les peuples le don gratuit de Dieu. Se savoir baptisé exige de garder les commandements pour être, dans la vie quotidienne, témoin de cet amour universel.
« Réjouis-toi, Jérusalem, et rassemblez-vous, vous tous qui aimez Jésus . Car il est ressuscité ; celui qui avait porté sur son front la déshonorante couronne d’épines a ceint le diadème de la victoire sur la mort.
Et maintenant, il est toujours présent au milieu de nous, et il est prêt à offrir au Père, dans le Saint-Esprit, ceux qui s’avancent pour le baptême. »
Saint Cyrille de Jérusalem (315-386)

 

Jésus est le premier baptisé
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 9-11

Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain.
Au moment où il sortait de l’eau, Jésus vit le ciel se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.
Du ciel, une voix se fit entendre :
« C’est toi mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai mis tout mon amour. »

En signe du Royaume tout proche, Jésus passe par le baptême de Jean. Et Dieu révèle le divinité de Jésus : c’est toi mon fils. Viendront le jour et l’heure ; ce n’est plus par l’eau qu’il passera, mais par la mort. Et Dieu signera ce passage : « Ce Jésus... Dieu l’a ressuscité » (Ac 2, 32).
Le Royaume, désormais, est là ; quand nous passons à notre tour par l’eau du baptême, Dieu fait de nous ses fils en son Fils bien-aimé et nous comble de son Esprit.
« Les cieux s’ouvrirent... et sous l’aspect d’une colombe douce et pure, l’Esprit descendit sur Jésus... Ce n’est pas la pureté de Jean Baptiste, mais la puissance du Christ qui fut la cause de cette merveille.
A nous aussi, dans le baptême, Dieu nous ouvre les portes du ciel, il nous envoie d’en haut son Esprit qui nous appelle à cette patrie, et il nous confère, en outre, la plus haute dignité. Ce n’est pas, en effet, en faisant de nous des anges ou des archanges, mais des fils de Dieu et ses enfants bien-aimés qu’il nous appelle à un tel sort. »
Saint Jean Chrysostome (345-407)

 

 

« Laisser les enfants venir à moi »
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10 13-16

On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ;
mais les disciples les écartèrent vivement.
Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit :
« Laissez les enfants venir à moi.
Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
Amen, je vous le dis :
celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière des enfants n’y rentrera pas. »
Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

Un enfant, c’est si peu de chose, dépendant des autres pour tout, incapable, dit-on, de se décider personnellement... et puis ça dérange !
Et pourtant, Jésus l’accueille...
Et pourtant Jésus veut que nous accueillons le Royaume à la manière d’un enfant... Les critères du Royaume ne sont décidément pas ceux du « monde », et cela, le petit enfant, dans son innocence et sa dépendance peut, peut-être encore, nous le faire entrevoir.
« Le Christ aime l’enfance qu’il a d ‘abord vécue et dans son âme et dans son corps. Le Christ aime l’enfance, maîtresse d’humilité, règle d’innocence, modèle de douceur. Le Christ aime l’enfance, vers elle il oriente la manière d’agir des aînés, vers elle il ramène les vieillards ; il attire à son propre exemple ceux qu’il élève au Royaume éternel. »
Saint Léon le Grand (461)

 

 

Le grand commandement
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12, 28 b-34a

(lecture brève 12, 28 b-31)

Un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander :
« Quel est le premier de tous les commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse :
« Voici le premier :
Ecoute, Israël :
Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.
Voici le second :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »

(fin de la lecture brève)

Le scribe reprit :
« Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l’Unique et qu’il n’y en a pas d’autre que lui .
L’aimer de tout son cœur , de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il lui avait fait une remarque judicieuse, lui dit :
« Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »

« Mieux que les offrandes et les sacrifices, l’amour de Dieu et du prochain... » Fidèle en cela au Deutéronome et aux prophètes, le scribe n’est pas loin du Royaume.
Baptiser, faire baptiser... c’est annoncer le Royaume, c’est vouloir se placer sous la Loi du Royaume, là où il n’y a pas d’autre Dieu à servir que celui qui met l’égalité entre le premier et le second commandement.
« Quoi de plus doux que la charité, frères très chers ?... Ecoutez la parole de l’Apôtre : « Dieu est charité, et celui qui possède la charité, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. »
Si tu possèdes la charité, et si tu possèdes Dieu, que ne possèdes-tu pas ? Maintenez donc et gardez le lien doux et salutaire de la charité... Et que celle-ci parvienne jusqu’à vos ennemis mêmes, car celui-là est vraiment fils de la charité, qui aura même aimé ses ennemis. »
Saint Césaire d’Arles (470-543)

La nouvelle naissance
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3, 1- 6

Il y avait un pharisien nommé Nicodème ;
c’était un notable parmi les Juifs.
Il vint trouver Jésus pendant la nuit, il lui dit :
« Rabbi, nous le savons bien, c’est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n’est pas avec lui. »
Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu. »
Nicodème lui répliqua : « Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux ?
Est-ce qu’on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois ? »
Jésus répondit : Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
Ce qui est né de la chair n’est que chair ;
ce qui est né de l’Esprit est Esprit. »

Pour la première naissance, la naissance physique, nous existons comme des petits d’homme, avec tout ce que cela comporte d’espérance, mais aussi de faiblesse. Par la nouvelle naissance, celle du baptême, nous renaissons comme enfants de Dieu, avec tout ce que cela comporte comme promesse et comme capacité de sainteté et de bonheur.

« Pourquoi l’Esprit ne suffit pas pour que le baptême soit complet ?... A la nature mixte de l’homme, et non point simple, correspondent les remèdes pour sa guérison : pour le corps qui est visible, l’eau qui tombe sous les sens, et pour l’âme qui échappe aux sens, l’Esprit qui ne se voit pas, que la foi appelle et qui vient dans le mystère. »
Saint Grégoire de Nysse (335-395)

« Si tu savais le don de Dieu »
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 4, 5-14

Jésus arrivait à une ville de Samarie appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob.
Jésus, fatigué par la route, s ‘était assis là, au bord du puits.
Il était environ midi.
Arrive une femme de Samarie qui venait puiser de l’eau.
Jésus lui dit :
« Donne moi à boire. »
(En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.)
La Samaritaine lui dit :
« Comment ! Toi qui est Juif, tu me demandes à boire , à moi, une Samaritaine ? »
(En effet les juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.)
Jésus lui répondit :
« Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : « Donne-moi à boire », c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »
Elle lui dit :
« Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond ;
avec quoi prendrais-tu l’eau vive ?
Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »

Jésus lui répondit :
« Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ;
mais celui qui boira de l ‘eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ;
et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissantepour la vie éternelle. »

 

« Celui qui croit en moi à la vie éternelle »
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6, 44-47

Après avoir multiplié les pains, Jésus disait à la foule :
« Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes :
Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.
Tout homme qui écoute les enseignements du Père Vient à moi.
Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vent de Dieu :
celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis :
celui qui croit en moi a la vie éternelle. »


Des fleuves d’eau vive jailliront
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 7, 37 b39 a

Jésus, debout dans le temple de Jérusalem, s’écria :
« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive, celui qui croit en moi !
Comme dit l’Ecriture :
des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur. »
En disant cela, il parlait de l’Esprit-Saint, L’Esprit que devaient recevoir
ceux qui croiraient en Jésus.

 

« Je suis la lumière du monde »
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 9, 1-7

En sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance.
Ses disciples l’interrogèrent :
« Rabbi, pourquoi cet homme est-il né aveugle ?
Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents ? »
Jésus répondit :
« Ni lui, ni ses parents.
Mais l’action de Dieu devait se manifesté en lui.
Il nous faut réaliser l’action de celui qui m’a envoyé, pendant qu’il fait encore jour ;
déjà la nuit approche, et personne ne pourra plus agir.
Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »
Cela dit, il cracha sur le solet, avec la salive, il fit de la boue qu’il appliqua sur les yeux de l’aveugle, et il lui dit :
« Va te laver à la piscine de Siloé »
(ce nom signifie Envoyé).
L’aveugle y alla donc, et il se lava ;
quand il revint, il voyait.

« Telle est l’œuvre que le Fils doit accomplir au nom de celui qui l’a envoyé : il est la vraie lumière qui, en venant dans le monde, illumine tout homme » (Jn 1, 9). Quiconque est plongé dans la piscine baptismale est greffé sur le Christ, source de vie ; par sa lumière, il voit la lumière.
« Comme le soleil est la joie
de ceux qui recherchent son jour,
ainsi ma joie, c’est le Seigneur,
car il est mon soleil.
Ses rayons m’ont redressé,
sa lumière a dissipé toute ténèbre de mon visage. »

Lu 31246 fois Dernière modification le samedi, 02 janvier 2016 23:48